Pistes et remontées
Le ski qu'on y pratique
Ski alpinSnowboardFreerideSki de randonnée
Enneigement moyen par mois
Le nombre de pistes et les kilomètres sont indicatifs. Les pistes vertes n'existent qu'en France, en Espagne, en Andorre, en Norvège, en Suède, en Finlande, au Japon, aux États-Unis, en Corée du Sud, en Australie et en Nouvelle-Zélande ; l'Italie, l'Autriche, la Suisse et l'Allemagne commencent au bleu. Hauteur de neige moyenne indicative en haut de la station, en cm.
Découvrir la station
La route qui monte à Tschiertschen ne mène nulle part ailleurs. Elle sort de Chur, enchaîne les lacets dans la forêt et finit sur un balcon à 1 340 m où vivent 250 personnes dans des maisons walser en bois sombre. Pas de circulation de transit, pas d'immeuble construit dans les années 1970, pas de second téléphérique vers la vallée voisine : c'est l'un des derniers petits villages grisons à ressembler encore à un village, et le domaine skiable est resté à sa mesure.
Le ski mécanisé est concentré sur le Furggabüel au-dessus du village : 26 km de pistes, cinq remontées, point haut autour de 2 100 m. Les pistes sont honnêtes : des bleues qui flattent les bons intermédiaires, des rouges qui se durcissent quand la lumière baisse, deux ou trois noires qui méritent leur couleur. Mais ce n'est pas pour ça qu'on vient vraiment. Tschiertschen a, dans une petite constellation de skieurs zurichois et coirois, la réputation d'être l'une des meilleures montagnes de freeride mécanisé de la Suisse orientale. La face de Schalfegg, les couloirs de la Geissamatta et l'itinéraire arrière vers Praden encaissent la chute fraîche admirablement et se font tracer beaucoup plus lentement que dans les stations connues : un jour de poudreuse en semaine ici, avec la première benne à 9 h et le déjeuner au village, c'est un secret que les habitués gardent jalousement.
Le village joue la même note. Pas de centre station, juste quelques auberges, une minuscule épicerie, des porte-skis appuyés contre des granges walser de quatre siècles. On dort dans une chambre en bois aux murs épais, on marche jusqu'au télésiège, on dîne là où mangent les locaux, et on ne dépense rien en cafés au pied des remontées parce qu'il n'y en a pas. Pour un certain type de skieur, c'est la meilleure formule de domaine skiable des Grisons, et il préférerait que vous n'en parliez pas.