Pistes et remontées
Le ski qu'on y pratique
Ski alpinSnowboardSnowpark
Enneigement moyen par mois
Le nombre de pistes et les kilomètres sont indicatifs. Les pistes vertes n'existent qu'en France, en Espagne, en Andorre, en Norvège, en Suède, en Finlande, au Japon, aux États-Unis, en Corée du Sud, en Australie et en Nouvelle-Zélande ; l'Italie, l'Autriche, la Suisse et l'Allemagne commencent au bleu. Hauteur de neige moyenne indicative en haut de la station, en cm.
Découvrir la station
Wildhaus est ce genre de village suisse qui arrive sans prévenir. On quitte l'autoroute de l'est, on monte dans le Toggenburg, et à 1 090 m la route débouche sur une longue prairie : la muraille des Churfirsten d'un côté, le Säntis qui ferme le fond de la vallée. Pas de tours, pas de quartier construit ex nihilo : le village est majoritairement en Tannenholz, le bois de sapin argenté traditionnel du Toggenburg, avec ses fermes basses, son église paroissiale et un hôtel ou deux du XIXe. Le réformateur Huldrych Zwingli y est né en 1484, et le poids historique du lieu fait partie des raisons pour lesquelles il a résisté aux pires pulsions du développement stationnel.
Le domaine skiable Wildhaus-Gamserrugg s'étire du fond de vallée jusqu'à 2 262 m sur le sommet du Gamserrugg, avec 60 km de pistes desservis par 16 remontées. Le gros du terrain est intermédiaire, vingt kilomètres de bleu et quinze de rouge, avec cinq sections noires pour donner aux meilleurs skieurs de quoi mordre. L'enneigement de culture couvre les pistes de retour, ce qui compte avec une base à 1 090 m, tandis que les secteurs hauts du Gamserrugg et de l'Oberdorf relié tiennent naturellement la plupart des hivers. Le réseau de remontées se raccorde proprement au plus petit secteur d'Unterwasser-Toggenburg de l'autre côté de la vallée, ce qui double le terrain skiable sur un même forfait.
Le caractère du lieu est familial, et ici ce n'est pas un mot de brochure : c'est le réglage volontaire des prairies débutants, des effectifs de l'école de ski, des garderies au pied des remontées et d'une heure de fermeture qui correspond au moment où les petits ont froid. L'autre moitié de l'attrait, c'est le panorama. Du haut du Gamserrugg, on regarde droit en face la crête des Churfirsten et, par temps clair, le Säntis ferme l'horizon ouest : la grande silhouette emblématique de Suisse orientale, que tout le pays reconnaît, mais que très peu de skieurs voient d'aussi près.