Pistes et remontées
Le ski qu'on y pratique
Ski alpinSnowboardSki de randonnée
Enneigement moyen par mois
Le nombre de pistes et les kilomètres sont indicatifs. Les pistes vertes n'existent qu'en France, en Espagne, en Andorre, en Norvège, en Suède, en Finlande, au Japon, aux États-Unis, en Corée du Sud, en Australie et en Nouvelle-Zélande ; l'Italie, l'Autriche, la Suisse et l'Allemagne commencent au bleu. Hauteur de neige moyenne indicative en haut de la station, en cm.
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Saint-Luc est l'un de ces villages valaisans où l'on arrive et où l'on comprend tout de suite pourquoi les gens y sont restés. Le Val d'Anniviers s'enfonce vers le sud depuis le Rhône, grimpe sec à travers les forêts et s'ouvre à 1 675 m sur un balcon gorgé de soleil, perpendiculaire aux grands sommets. Saint-Luc est le plus bas des deux villages principaux, Chandolin le plus haut et plus solaire encore, et tous deux sont faits de bois sombre et de pierre dans la tradition anniviarde d'influence walser. Ils sont reliés par les pistes et par un forfait unique, sur un domaine de 75 km qui frappe au-dessus de son poids.
L'architecture du domaine est l'architecture anniviarde classique : un funiculaire depuis le village (le funiculaire de Tignousa à Saint-Luc) vous sort des bois pour vous poser sur la combe solaire, les remontées montent à travers la Bella-Tola, Tignousa et le Tsapé jusqu'à la Pointe de Tounot à 3 000 m, et les longues rouges et bleues redescendent vers Saint-Luc et Chandolin. Les secteurs hauts gardent une vraie bonne neige jusqu'au printemps, portés par l'altitude et l'exposition nord sous la Pointe de Tounot, et les pistes basses sont bien couvertes par la neige de culture. Avec soixante-quinze kilomètres de pistes variées, dont une dizaine de noires, plus du vrai hors-piste dans les combes latérales, on a là un domaine taille grande journée sans en avoir les prix.
Mais ce qui distingue Saint-Luc, c'est ce qu'on y fait quand on s'arrête. Deux choses essentiellement. La première, c'est le panorama : depuis les remontées hautes et depuis les télésièges qui redescendent sur Tignousa, vous avez l'enchaînement du Cervin à la Dent Blanche jusqu'au Weisshorn, la haute crête du Valais sud rangée devant vous comme une planche pédagogique. La seconde, c'est le sentier planétaire, un chemin d'altitude tracé à l'échelle du système solaire, qui mène à l'Observatoire François-Xavier-Bagnoud au-dessus de Tignousa : un objet inhabituel sur une montagne à skis, et le seul du genre dans les Alpes.